Echos de Justice et Paix Congo: Visite de la délégation de l’Ambassade du Canada au Centre d’alphabétisation Saint Martin de Tours à Ndjili/Kinshasa

Le 04 mars 2026, une délégation de l’Ambassade du Canada en RDC, composée de :

  • Madame Charlotte, représentante du projet Éducation, Élections et Gouvernance Inclusive en RDC (EEGIR) ;
  • Monsieur Victor TABU, agent principal d’aide internationale ;
  • Monsieur Abdallah AMICI WELO, spécialiste en économie et gouvernance ;
  • Monsieur Raphaël MAVAMBU, spécialiste en communication ;

A visité le centre d’alphabétisation  Saint Martin  de tours à Ndjili. Ce centre fait partie des 29 centres d’alphabétisation ouverts par le projet EEGIR à travers la RDC.

Objectif de la visite

S’assurer que les apprenantes ont bien assimilé les matières enseignées afin de renforcer leur participation à la vie publique et démocratique du pays.

Déroulement de la visite

La délégation a assisté aux leçons dispensées dans les trois classes du centre.
À l’issue des observations, plusieurs questions ont été posées aux apprenantes :

  • Pourquoi avez-vous décidé d’étudier ?
  • En quoi les enseignements ont-ils amélioré votre vie quotidienne ?

La délégation a également échangé avec les alphabétiseuses, le chef de centre, les Noyaux Dynamiques Femme et les coordonnatrices de la Province Ecclésiastique de Kinshasa au sujet de l’évolution du centre et des défis rencontrés.

Défis relevés

  • Un seul centre pour toute la ville de Kinshasa est insuffisant pour couvrir les nombreux quartiers périphériques (Tshangu, Mont-Amba, Ndjili, Kimbanseke, Masina, Maluku…).
  • Forte demande d’inscription : certains cercles comptent jusqu’à 35 apprenantes, au lieu de 30.
  • Une seule alphabétiseuse pour 30 apprenantes adultes non alphabétisées, ce qui nécessite un accompagnement intensif alors que la prime accordée reste insuffisante par rapport au travail fourni.

Recommandations des apprenantes

  • Ouvrir d’autres centres fonctionnels, notamment des centres de formation professionnelle (couture, informatique, fabrication de savon, parfums, pâtisserie, etc.).

Renforcer l’apprentissage du français, langue officielle et administrative du pays.

Par Marie Danielle Pwenika Luyoyo

Adjointe au Programme Dynamique Femme et Inclusion

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